Jean Pierre Angei né le 13 Février 1968 à Marseille. À l'âge de 8 ans, ses copies de LukyLuke lui valent sa première exposition de dessins, dans sa classe de CE2. Deux ans de copies plus tard, il trouve sa voie: à la suite d'un article sur un faussaire, il se met à copier les grands Maîtres, acquiert une technique à l'huile et à l'aquarelle qui lui permet par la suite de payer ses études en vendant des copies de photos. En 1988 on lui propose un boîtier photo manuel il y trouve un œil mécanique et découvre Patrick Chauvel grand reporter, il veut être Photographe. En 1991, travaille dans un bureau d'étude d'ingénierie, engloutit son salaire dans du papier de verre pour s'en frotter les yeux et l'âme (photographie profusément). En 1993, quitte son travail de dessinateur projeteur et suit une formation de photo dans le Luberon, il découvre la lumière de Giono, photographie comme il respire ou enfm respire quand il photographie, travaille ses tirages noir et blanc comme une naissance. Sa première exposition personnelle «la banalité de la vie », faite avec un jetable panoramique rechargé en noir et blanc, jusqu'à épuisement du jetable lui gagne après un an de curiosité amusée de ses professeurs photographes, le respect. La technique oubliée, le regard libéré, s'installe à Grenoble, découvre le Musée et ses peintures mais surtout son labo, vital pour sculpter à coup de lumière ses photos. Il photographie la scène (les Barbarins Fourchus), la rue et les friches qui lui tiennent à cœur depuis une commande faite dans le Luberon durant sa formation, « Merci, maintenant on sait qu'il reste une trace », ces mots émis avec émotions de personnes âgées, témoignage du temps passé, lui ouvre l'esprit de l'image accomplie. En 1997, intègre un studio de publicité par nécessité. Libéré deux ans après, il se met indépendant, recouvre la scène « le Cabaret Frappé », et différents studios pour subsister. En 2002, il photographie à foison au polaroid couleur périmé, paysages et portraits, l'ordinateur remplace l'agrandisseur. Il rejoint avec les couleurs et la texture du polaroid son premier amour, la peinture. En 2004, obtient le premier prix d'univers d'artiste à Dijon sur une vision personnelle de l'érotisme tràité au polaroid. Ses influences autant en peinture qu'en photographie sont empreintes du passé et du présent, citer un ou des peintres, des photographes, c'est se délimiter le plaisir de découvrir ce qui a été fait et ce qui est fait, non plus pour recopier mais pour s'accepter tel qu'il est, avec sa propre sensibilité, sans ligne déterminée, mais enthousiaste et passionné. Il photographie pour faire partager des moments simples qui le touchent: le bonheur élémentaire.